Cette cérémonie consiste en l'application d'une pate verdâtre (cf photos ci dessous).
L'odeur dégagée par "l'onguent" évoque un soir d'été où, après la pluie, fraichement coupée, l'herbe exhale un parfum de vielle terre, d'autres témoignages parlent plus d'un relent résultant de l'ouverture d'une vieille malle moisie dans un grenier.
La femelle dominante en enduit copieusement le cuir chevelu de sa première progéniture en marmonnant de discrètes prières. Des témoins rapportent des mots étranges dont la compréhension n'est ouverte qu'aux plus avancés dans les arcanes de ce sombre cérémonial. En voici une liste non exhaustive:
"haret d'boujai", "momen sapu", tuva teunir trankil", "etompere qui sen phou".
Il en est un qui revient particulièrement souvent et qui semble tenir lieu de mantra méditatoire "sai pou rtom biain". Celui-ci semble immédiatement calmer la jeune femelle pour quelques instants.
Le mâle tente généralement une timide approche pour s'enquérir du déroulement, la femelle le rabroue vertement d'un "toujhourrrr den mé paate ken yfo pa toua".
Un rinçage abondant vient clore la cérémonie (si on le rince pourquoi on le met ???) et c'est sur un mystérieux et satisfait sourire de la femelle dominante et de la nouvelle initiée que se termine notre reportage " La femme, mystère éternel, manuel de décodage à l'usage des hommes de 7 à 77 ans."


